A Bruxelles, policiers et agents de la propreté font cause commune



A Bruxelles, policiers et agents de la propreté font cause commune
A Bruxelles, policiers et agents de la propreté font cause commune - Le Soir 1 février 2011

Sus aux dépôts clandestins, aux soulagements de vessie contre les façades ou à l'affichage illégal sur le mobilier urbain. Depuis trois ans, Bruxelles est en guerre contre les incivilités et en a fait une priorité de la législature. « Pour lutter contre le sentiment d'impunité qui s'était installé dans cette ville, une collaboration claire avec la police était nécessaire », résume l'échevine en charge de la Propreté publique Karine Lalieux (PS).

Depuis octobre 2007, elle est inscrite dans un « Plan de lutte contre les incivilités », soutenu à plein régime par les forces de police placées sous l'autorité du bourgmestre Freddy Thielemans (PS). Et comme il existe un lien étroit entre le sentiment de sécurité et la propreté, celle-ci figure en tête de liste dans le plan zonal de la police.

Chiffres à l'appui, Karine Lalieux se félicite des résultats obtenus sur le terrain. Car, au-delà de la sensibilisation, de l'augmentation des services à la population (12 urinoirs et 1 toilette publique ont été installés), la verbalisation reste incontournable pour réduire les nuisances. L'autorité dispose à cet égard de deux outils, explique Karine Lalieux : le règlement général de police (les amendes peuvent grimper jusqu'à 250 euros et sont la stricte prérogative des policiers) mais aussi, depuis fin 2007, d'un règlement taxe (de 50 euros pour les souillures diverses à 150 pour un tag).

Bruxelles dispose d'une cinquantaine d'agents assermentés qui peuvent agir seuls lorsque l'infraction est constatée sur base de preuves matérielles, par exemple lorsque le propriétaire d'un sac sorti en dehors des heures est identifiable ou en s'adressant à l'éditeur responsable d'une affiche illégale. Quatorze sections sont réparties dans Bruxelles et une opération est menée par semaine dans chaque quartier.

Pour les cas où la prise en flagrant délit s'avère nécessaire, essentiellement pour les dépôts clandestins, la Ville a mis en place des brigades mixtes constituées d'agents de la Propreté publique et de policiers. Depuis novembre 2008, ces brigades mixtes ont mené 103 opérations de planque, de jour comme de nuit, qui ont donné lieu à 2.861 interpellations. Les lieux les plus délicats sont le bas de Laeken, les Marolles ou la chaussée d'Anvers. Et, hélas ! ce sont souvent les habitants qui contribuent à la malpropreté de leur quartier.

La police, enfin, peut bien sût agir seule. Et elle a mis le paquet : ses interventions ont presque doublé en douze mois, notamment dans la chasse aux tagueurs ou aux urineurs intempestifs (jusqu'à 150 personnes par nuit le week-end).

Au total, ce sont 14.250 taxes et amendes qui ont été dressées depuis l'instauration du Plan. « Nous n'avons pas la rage taxatoire, explique Karine Lalieux, mais il faut continuer le travail avec la conviction que les incivilités vont diminuer un jour parce que, au final, les gens auront compris ».

L'article complet ici

Mercredi 2 Février 2011
Karine Lalieux
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