Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

Birmanie : la vigilance reste de mise



Birmanie : la vigilance reste de mise
En octobre dernier, 220 prisonniers politiques ont été libérés par la junte birmane. Cette amnistie, pourtant limitée, a été interprétée comme une preuve d’ouverture des autorités politiques du pays. Autorités qui je le rappelle représentent l'une des juntes militaires les plus violentes du monde. A cette amnistie sont venus s’ajouter certains changements notables tels que la mise en place d’une commission nationale des droits de l’homme, l’adoption d’une loi autorisant les syndicats et reconnaissant le droit de grève. Certes, ces gestes sont importants. Cependant, il sera bon que leur adoption soit suivie de la volonté de les respecter et de les faire respecter.

Par ailleurs, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix 1991, est aujourd’hui libre après avoir passé ces 20 dernières années soit en prison soit en résidence surveillée.

Il me semble utile de rappeler certains éléments : d’abord que de telles simili-ouvertures ont été observées précédemment sans réelle démocratisation. Ensuite qu’un nombre important d’opposants politiques restent emprisonnés sans raison et dans des conditions épouvantables. Ajoutons que la population continue de souffrir de la famine, l’économie n’étant pas au service de celle-ci. Le travail forcé est toujours d’actualité. Enfin, des actes de violence vis-à-vis de la population et plus spécifiquement vis-à-vis des minorités ethniques sont encore commis au quotidien par l’armée.

Il est aussi utile de rappeler que la Birmanie est un pays riche en matières premières, convoitées et même exploitées par de nombreux pays occidentaux comme la France (Total Fina et son affaire de travail forcé) mais aussi la Chine.

Alors, un réel début de démocratisation ne pourra être salué que :

- lorsque tous les prisonniers politiques auront été libérés,
- lorsque des élections démocratiques pourront se tenir,
- lorsque la violence contre les civils aura cessé et sera condamnée !

Il est important que tous les dirigeants et personnalités politiques qui acceptent d’entrer en contact avec les généraux birmans s’en souviennent et ne relâchent ni les pressions ni les sanctions.

Restons vigilants et mobilisés !

Mardi 17 Janvier 2012
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23/04/2014

La Ville de Bruxelles transmet aux AGR ses archives sur les biens immobiliers spoliés aux juifs durant la seconde guerre mondiale

La Ville de Bruxelles transmet aux AGR ses archives sur les biens immobiliers spoliés aux juifs durant la seconde guerre mondiale
Au nom de la Ville de Bruxelles, j'ai remis symboliquement et officiellement aux Archives Générales du Royaume (AGR), en présence de Philippe Courard, la dernière boîte d'archives relatives aux biens immobiliers spoliés aux Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Versées par le Ministère des Travaux publics aux Archives de la Ville de Bruxelles, celles-ci y étaient conservées depuis 1970, les sauvant à l'époque du pilon.

Elles viennent désormais compléter l'importante collection des AGR sur la persécution des Juifs en Belgique pendant l'Occupation où elles seront inventoriées en détail et accessibles à un plus large public et j'en suis heureuse. Ce transfert marque la volonté de la Ville de Bruxelles de contribuer à tout ce qui peut favoriser la recherche scientifique et la connaissance historique du public.

Sur la DH.be : Des témoignages sur la spoliation des juifs

Bilan de mon activité parlementaire

Bilan de mon activité parlementaire
Cette législature n’aura finalement duré que deux ans ! Malgré cette courte période, de nombreuses avancées ont pu être concrétisées. Notamment, dans les matières dont je m’occupe depuis très longtemps comme la protection des consommateurs, les banques, les assurances, le pouvoir d’achat, l’énergie ou encore les entreprises publiques autonomes.

Des progrès importants ont également été réalisés sur des sujets éthiques mais aussi en matière d’égalité entre les hommes et les femmes. Je reste consciente que beaucoup reste à faire pour les citoyens, et que la crise n’a épargnée personne. Mais la réalité belge se traduit par une coalition gouvernementale où se retrouvent la droite et la gauche, ce qui ne permet pas d’améliorer le quotidien des citoyens aussi vite et aussi bien que je le souhaiterais.

Le bilan ci-joint ne concerne que les avancées dans les commissions où je siège et pour lesquelles j’ai déposé des propositions de loi (commissions économie, infrastructure, émancipation sociale). Je reviendrai par ailleurs dans un autre billet sur le bilan de la Commission spéciale sur les abus sexuels que j'ai eu l'honneur de présider.

bilan_karine__1_.pdf Bilan-Karine (1).pdf  (232.63 Ko)

09/04/2014





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