Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

Bruxelles-Ville: Près de 6.000 tags retirés en 2016



DH.BE 13 jannvier 2017 : Bruxelles-Ville: Près de 6.000 tags retirés en 2016

L’arrivée d’un quatrième peintre dans le service propreté de la commune a permis d’enlever 1.300 tags supplémentaires en 2016.

Depuis 2013, la Ville de Bruxelles propose à ses habitants d’enlever, de manière tout à fait gratuite, les tags et graffitis présents sur leur façade. Bien que la cellule spécialisée dans l’enlèvement des graffitis ait été créée en 2007, celle-ci n’offrait gratuitement que la première intervention. Or, les récidives sont malheureusement fréquentes.

Les autorités communales ont voulu marquer le coup en 2016 en recrutant un peintre supplémentaire. "Nous sommes passés de trois à quatre peintres afin de pouvoir couvrir plus de zones différentes. Les trois premiers peintres s’occupaient du centre-ville, des Marolles, et des quartiers Sainte-Catherine et Saint-Géry. La dernière personne engagée s’occupe désormais de l’avenue Louise, de la rue du Bailli et de Laeken, notamment rue Marie-Christine et à De Wand", détaille le cabinet de l’échevine en charge de la Propreté publique Karine Lalieux (PS).

Cette couverture plus étendue du territoire communal a permis d’augmenter le nombre d’interventions. Au total, 5.859 tags ont été enlevés l’année dernière, contre 4.550 en 2015, soit une augmentation de plus de 1.300 actions de détagage.

Dans le détail, 4.920 de ces interventions concernaient des commerces et les 939 restantes touchaient aux habitations. "En ce qui concerne les habitations, les ouvriers s’occupent d’enlever les tags à l’aide d’une sableuse et cela se fait à la demande des propriétaires. Tandis que le projet Michel-Ange vise uniquement les façades des commerces. Pour participer au programme, les commerçants doivent juste disposer d’un pot de peinture de la couleur de leur façade et les peintres interviennent ensuite à la demande. Actuellement, 1.255 commerçants y sont affiliés. Bien entendu, si leur façade n’est pas peinte mais par exemple faite en pierre bleue, alors on fait appel au service de sablage", détaille le cabinet.

Les quartiers les plus touchés restent ceux du centre-ville. "Ce sont les noyaux commerçants qui en souffrent le plus. Les tagueurs veulent que les gens voient leurs graffitis et donc ils choisissent le centre. Certains viennent même de l’étranger et photographient ensuite leurs tags", ajoute Karine Lalieux.

Cependant, les graffitis ne figurent pas dans le top 5 des plus gros problèmes de propreté rencontrés à la Ville. "Nous avons mis les moyens pour faire en sorte de diminuer le nombre de graffitis. Les tagueurs peuvent s’exprimer sur des fresques et autres murs d’expression mis à leur disposition. Si ce sont de vrais artistes, ils participent également à nos appels à projets", ajoute Karine Lalieux.


Mardi 17 Janvier 2017
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