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Catastrophe ferroviaire : un début de réponse demain au Parlement



La catastrophe ferroviaire tragique de cette semaine a très légitimement fait émerger de nombreuses questions. Aurait-on pu éviter cet accident ? A-t-on assez investi dans la sécurité ? La sécurité était-elle réellement une priorité à la SNCB A-t-on tiré toutes les conséquences de la catastrophe de Pécrot ? A-t-on privilégié le « bling-bling » au détriment de la sécurité ? Les conducteurs de trains sont-ils suffisamment formés ? Privilège-t-on la productivité et les cadences à la sécurité ? Le personnel est-il en nombre suffisant ?

La liste de questions est encore très longue et je ne vais pas toutes les énumérer ici. Elles seront posées demain en Commission de l’Infrastructure tant aux trois gestionnaires du réseau (les trois administrateurs délégués des différentes structures de la SNCB) qu’à la Ministre de tutelle, Inge Vervote.

Toutes les questions méritent bien évidemment des réponses, des réponses claires, transparentes, objectives. Des réponses, mais aussi des données chiffrées d’investissements réalisés, des données budgétaires, des décisions du CA… enfin tout document qui pourra aider à rechercher la vérité, et le cas échéant pointer les responsabilités. Mais aussi et surtout faire prendre les bonnes décisions pour l’avenir.

Je ne crois pas que nous aurons fini le débat en un après-midi, loin de là. Les travaux devront s’organiser en fonction des réponses apportées, des audits demandés, des enquêtes indépendantes, des expertises et surtout des personnes complémentaires à auditionner. La Ministre ayant déjà demandé une expertise indépendante, les commissaires auront donc demain un premier aperçu. Sans doute lacunaire, car je suis convaincue qu’il faudra remonter au moins à 1999 si pas avant.

Pour le moment, beaucoup d’hommes et de femmes politiques ont eu la décence de ne pas récupérer politiquement ce drame, de ne pas exploiter la tristesse et le désarroi de nombreuses familles et victimes. Et j’espère que ce sera encore le cas en Commission… mais rien n’est moins sûr.

Car je peux déjà regretter par exemple, les propos tenu par le Président de la Commission de l’Infrastructure sur le plateau de «Mise au Point» (RTBF). C’est le seul, oui le seul à viser nommément une personne et comme par le plus grand des hasards ce fut celui de Elio Di Rupo. Di Rupo qui aurait libéraliser le rail.

Nous savons que la libéralisation a été imposée par l'Europe tant pour le rail que pour l’Énergie ou encore La Poste. Avec un peu d’honnêteté, chacun reconnaît que les socialistes belges se sont opposés à toute libéralisation de secteurs ayant à remplir des missions de service public ! Qui dit l’inverse est simplement un menteur ! Je ne peux dès lors que déplorer ses propos. Propos tenus par un collègue dont j’apprécie sa connaissance des dossiers mais qui lui par contre ne s’est jamais caché d’être favorable à la libéralisation.

Quoi qu'il en soit, dans les jours et les semaines qui viennent, des réponses devront être apportées grâce à des débats sans langue de bois parce que tous les citoyens ont droit à la vérité.

Dimanche 21 Février 2010
Karine Lalieux
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