De Gucht remet en question le droit des minorités.
Le système ne peut fonctionner si la minorité considère qu'elle dispose d'un droit de veto pour tout. Dans une démocratie, une majorité a aussi des droits. A terme, la loi du nombre passera toujours.Les francophones ne l’ont toujours pas compris. A la fin, ce sera toujours la loi du nombre qui l’emporter
Habitué de la provocation, le très peu diplomate ministre des Affaires étrangères n'hésite pas à remettre en question l'une des richesses du modèle démocratique belge : la protection des "minorités" (germanophones en Wallonie, flamandes à Bruxelles ou francophones en périphérie). De Gucht ne supporterait apparemment pas que face aux revendications flamandes, les francophones osent proposer une vision différente. Le meilleur exemple est BHV. Si la Flandre souhaite la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, les francophones et le PS en particulier réclameront, au minimum, l’élargissement de la Région bruxelloise aux six communes de la périphérie. Et se ne sont pas de nouvelles menaces provenant de l’autre côté de la frontière linguistique qui amèneront les francophones à brader leurs droits. Même si l’exigence du PS est que le Premier ministre redouble de travail à propos du socio-économique… Cette nouvelle déclaration déplaisante pour les francophones vient d’un élu flamand que je pouvais qualifier jusqu’ici de modéré linguistique. Mais il semblerait que l’approche du 15 juillet fasse perdre le sang froid à de nombreux politiciens du nord. Samedi 5 Juillet 2008
Karine Lalieux
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