GIAL représente un budget total de près de 20 millions € en 2008, soit quelque 2,5% du budget de la
Ville de Bruxelles. 73 collaborateurs y sont actifs pour la gestion de 152 serveurs du réseau, 160 centraux téléphoniques et 4.329 postes de téléphonie, 4.194 ordinateurs, sur quelque 250 sites. Il s’agit donc d’un acteur important pour la gestion quotidienne de la Ville, au service des habitants.
Depuis la découverte, en 2005, suite à un audit externe de comportements frauduleux de la part de membres de la direction du
GIAL, et du licenciement des personnes concernées, plusieurs mesures de redressement ont été prises. La nouvelle direction a rétabli l’équilibre financier et pris différentes règles de contrôle interne pour que de tels agissements soient rendus sinon impossibles, du moins très improbables.
Nous avons donc pu définir les priorités que j’ai assignées à
GIAL pour 2008. Un des principaux sauts technologiques que nous allons accomplir est ce qu’on appelle dans le jargon le Voice over IP, c’est-à-dire une technique permettant de faire passer les communications téléphoniques via le réseau internet. Une véritable révolution pour une administration communale !
Un autre projet qui me tient à cœur et que j’ai initié dès ma prise de fonction est le passage progressif aux logiciels libres ou logiciels Open Source.
GIAL réalise en ce moment une étude visant à déterminer la faisabilité et les gains qui nous permettront d’implémenter cette solution, notamment dans les écoles. Ceci nous permettrait d’économiser une partie du budget consacré au paiement des licences Microsoft office (300.000 euros par an). Ceci constitue aussi une manière de se libérer des monopoles.
Je souhaite que
GIAL participe à l’effort de réduction de la fracture numérique en reconditionnant les ordinateurs retirés du parc informatique de la Ville et en les offrant à des associations, actives dans ce domaine, tant en faveur des Bruxellois qu’en faveur des pays du Sud. Un premier pas a déjà été franchi avec une asbl active dans les Marolles. Il s’agit maintenant de renforcer ce partenariat et de l’étendre à d’autres bénéficiaires. Cette année, près de 2.000 ordinateurs devraient être déclassés et seront ainsi rendus disponibles pour la satisfaction de besoins non rencontrés.
Le site web de la Ville de Bruxelles existe sous sa forme actuelle depuis 2002. Nonobstant ses qualités en terme de masse d’informations, il doit aujourd’hui évoluer sur le plan du contenu (quelle qu’en soit la forme), de sa structuration, de son ergonomie, de son graphisme, de ses fonctionnalités, de son interactivité. Ce projet constitue pour moi une priorité absolue.
Le site de la Ville de Bruxelles a accueilli 2.354.543 visiteurs uniques en 2007 avec un nombre de visiteurs pouvant atteindre 16.517 personnes par jour. Et ce, malgré le fait qu’il mérite d’évoluer. Ceci prouve bien évidemment l’importance de ce canal d’information pour une administration communale. Il est devenu incontournable, et c’est bien sûr sans compter sur l’énorme potentiel que pourra offrir un site Internet en terme de services à la population dans un avenir très proche. Outre l’information, le site Internet est conçu pour offrir un service au citoyen, et devra pouvoir évoluer dans ce sens au fil des ans. Dès la mise en ligne du nouveau site, on proposera le téléchargement du plus grand nombre possible de documents et formulaires. Nous évoluerons ensuite vers les possibilités de transactions en ligne, et les télé-services.