Poste : la libéralisation annonce ses premiers effets
Depuis mon arrivée au Parlement fédéral (en 2000), je me bats contre la libéralisation du secteur postal. Avec le PS, j’ai remporté une victoire en 2003, puisque entre autre grâce au combat mené au Parlement, l’Europe n’avait pas ouvert totalement le marché postal.
Malheureusement même si nous avons encore et toujours mené ce même combat sous la législature 2003 – 2007 (vote de résolution, pétition,…), l’Europe a tout de même décrétée la libéralisation totale du secteur pour 2011 ! Vous devez savoir que le seul service restant en monopole sont les lettres de moins de 50 gr., mais ce monopole permet aujourd’hui de payer ce qu’on nomme le service universel (recevoir son courrier tout les jours,…) mais aussi les bureaux de poste dans chaque commune et d’autres service qu’offre encore la Poste. Aujourd’hui, la Poste annonce un nouveau plan stratégique pour faire face à cette libéralisation. Même si cette entreprise doit se moderniser (comme elle le fait d’ailleurs depuis quelques années) pour être compétitive demain sur le marché et ne pas être « avaler » par un acteur plus grand et plus fort, nous pensons les solutions proposées inquiétantes tans sur le plan social que sur le plan du service au public. Ainsi, d’une part, le PS a exprimé ses réserves dans un communiqué (voir ci-joint) et d’autre part, avec des collègues, j’ai déposé une proposition de résolution au Parlement. COMMUNIQUE DE PRESSE 25.10.07 Nouveau Plan stratégique de La Poste : le PS demande que d’autres solutions soient examinées pour tenir le coup de la libéralisation totale Le PS s’inquiète des lignes directrices du Plan stratégique de la Poste que la presse dévoile aujourd’hui. Il est évident que ce Plan s’inscrit dans la perspective de la libéralisation totale des services postaux proposée par l’Union Européenne d’ici à 2011. Le PS redoutait les conséquences d’une libéralisation totale et rapide du secteur postal. Il apparaît que ses craintes étaient plus que fondées ! Pour encaisser le choc d’une telle libéralisation, La Poste s’apprêterait donc à adopter un plan qui coûtera sur le plan social et qui risque aussi de coûter sur le plan de la qualité du service. En effet, la direction de La Poste annonce que, pour faire face à cette libéralisation et à la concurrence qu’elle va entraîner, 7.000 emplois seront supprimés et des postiers sous contrats de travail à temps partiel assureront une partie de la distribution, notamment en heures creuses. Pour le PS, face au contexte concurrentiel croissant auquel La Poste doit faire face, il est important que le travail de modernisation des produits et services de La Poste se poursuive. Toutefois, cette nécessaire modernisation ne peut en aucune façon aboutir à une dégradation des conditions de travail du personnel, à une diminution de la qualité des services prestés ou encore à la remise en cause du service universel permettant à chacun d’accéder à des services essentiels sur tout le territoire et à des prix raisonnables. C’est pourquoi, le PS a déposé à la Chambre des Représentants une proposition de résolution qui demande au Gouvernement, dans le cadre d’un nécessaire dialogue social, de mettre en œuvre les principales garanties suivantes : Obtenir la garantie de continuer à pouvoir financer le service universel postal ; Soumettre l’octroi des licences d’entrée sur le marché postal à l’obligation d’opérer sur l’ensemble du territoire et d’engager un personnel salarié (pas des indépendants ou des intérimaires) afin d’éviter tout dumping social ; Assurer la continuité des missions de service public universel et des obligations qui en découlent telles que définies dans l’actuel contrat de gestion de La Poste ; Assurer une présence suffisante de La Poste dans les zones rurales, éloignées ou à tension sociale. Jeudi 25 Octobre 2007
Karine Lalieux
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