Propreté : La guerre des tags porte ses fruits dans le Pentagone



Propreté : La guerre des tags porte ses fruits dans le Pentagone
La brosse de Michel-Ange / Le Soir / Mercredi 5 mai 2010 / François Robert

Il y a deux mois encore, d’énormes tags saccageaient les abords de la taverne l’Espérance (café art déco classé) au coin des rues du Finistère et du Colombier, au cœur du Pentagone. Ils rendaient les lieux sinistres. Ils ont aujourd’hui disparu, après le passage des équipes de la Ville de Bruxelles. Le changement est radical et l’environnement désormais accueillant.

En fait, c’est une véritable guerre au tag qui a été déclenchée à Bruxelles-Ville en 2007. L’échevine de la Propreté Karin Lalieux (PS) a lancé un plan ambitieux appelé « La Ville répond du tag au tag ». Mais comme dans toutes les guerres, il y a des batailles gagnées d’autres perdues. Au fil des mois, cependant, le front antitag progresse. Les effets de la mobilisation, peu visibles jusqu’à l’année passée, sautent aux yeux aujourd’hui : les tags sont moins nombreux, même s’ils demeurent une plaie dans certaines zones du centre.

C’est dans le Pentagone que les tags sont les plus nombreux. Logique : les tagueurs le privilégient aux autres quartiers pour des raisons évidentes de visibilité. Ce dont se plaint amèrement le secteur du tourisme, car les tags donnent en effet une image d’abandon et de saleté, très dommageable à la fréquentation touristique.

Quoi qu’en disent les prédécesseurs de Karin Lalieux, peu d’entre eux se sont attelés à l’éradication des tags, ces 20 dernières années. On a laissé les tagueurs agir impunément. Quant aux moyens mis en œuvre, ils étaient incapables de faire jeu égal avec l’imagination des tagueurs.


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Vendredi 7 Mai 2010
Karine Lalieux
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