Propreté publique : La chasse aux dépôts clandestins s’intensifie
Communiqué de Presse
Bruxelles, le 9 octobre 2009 – Le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles Freddy Thielemans et l’Echevine de la Propreté publique Karine Lalieux ont exposé les résultats des 35 opérations de planque conjointes des services de police et de propreté organisées depuis près d’un an. 822 interpellations ont été enregistrées à la suite de ces opérations. Elles concernent tout type de comportement irrespectueux de l’espace public, mais c’est surtout la lutte contre les dépôts clandestins qui s’en trouve renforcée. Le Plan de lutte contre les incivilités est entré en vigueur en octobre 2007, instaurant une taxe communale sur les comportements irrespectueux de l’espace public ainsi que le principe des brigades mixtes pour interpeller les contrevenants. Pour faire vivre ce plan de lutte contre les incivilités, environ une opération de « planque » conjointe propreté - police est organisée chaque semaine. Depuis le mois de novembre 2008 ce sont 35 opérations qui ont été organisées dans pas moins de 7 quartiers différents. Ils ont engendré quelque 822 interpellations, qui ont donné lieu jusqu’à 66 taxes par opération. 516 taxes pour incivilité en matière de propreté ont été dressées au total pendant les opérations de planque. Les opérations de planque peuvent se dérouler n’importe quel jour de la semaine, en journée, soirée ou pendant la nuit, en fonction du comportement à cibler. Elles commencent toujours par un briefing des organisateurs des opérations au service de la Propreté, et elles se terminent également par un débriefing. Elles mobilisent de 6 à 20 personnes pendant 4 à 6 heures. Depuis novembre 2008, cela représente plus de 200 heures de surveillance. Collaboration rapprochée Police/ Propreté Concrètement, ces actions se déroulement en « brigade mixte »: les agents de la propreté et les agents de police sont ensemble sur le terrain. Ils observent les comportements des citoyens et procèdent ensemble à une interpellation le cas échéant. La raison d’être de ces opérations conjointes police – propreté est multiple. Premièrement, les agents de la propreté publique connaissent le terrain et les problèmes spécifiques par quartier. Ils peuvent également expliquer le pourquoi des règles et procéder à la nécessaire sensibilisation des contrevenants. Ainsi, toutes les interpellations ne donnent pas lieu à une verbalisation. Par ailleurs, les agents de police sont les seuls à pouvoir exiger la carte d’identité d’un contrevenant. Leur présence est indispensable pour garantir la sécurité des agents et le bon déroulement des opérations. « J’ai insisté auprès de mes services pour que ces opérations fassent partie intégrante des mission des commissaires de Police. La propreté est une priorité pour la Ville de Bruxelles car de là découlent l’image de la ville, mais aussi le sentiment de sécurité. Nos inspecteurs l’ont compris et leur implication auprès des agents de la Propreté est aujourd’hui une réalité. J’en suis particulièrement satisfait » a expliqué Freddy Thielemans. Dépôts clandestins en ligne de mire Parmi les taxes émises lors des planques, 100 ont porté directement sur des dépôts clandestins et plus particulièrement sur de gros dépôts clandestins. Cela représente une moyenne d’un auteur appréhendé toutes les deux heures ! Les opérations de planque sont organisées par quartier, elles ciblent chaque fois le phénomène des dépôts, même si toutes les incivilités en matière de propreté sont verbalisées pendant ces opérations. C’est ainsi que l’on constate qu’à côté des dépôts clandestins, de nombreuses taxes pour crottes de chiens sont émises lors des planques dans le quartier des Squares alors que les opérations dans le Centre donnent plutôt lieu à des verbalisations pour urine. A Laeken ou chaussée d’Anvers, ce sont plus souvent des dépôts clandestins stricto sensu. « Les dépôts clandestins sont longtemps restés le point noir dans certains quartiers. Les opérations de planque ont prouvé leur efficacité pour prendre les auteurs en flagrant délit puisqu’elles permettent de cibler les points noirs reconnus et de concentrer nos efforts sur cette problématique » a expliqué Karine Lalieux. « Ce type d’opération nous permet de lutter de manière efficace contre le sentiment d’impunité car nous savons à présent que les auteurs de dépôts clandestins sont en très grande majorité des habitants de la Ville de Bruxelles » Les agents de la propreté et de la Police sur le terrain Les opérations de planque ne sont pas les seuls moyens de faire respecter l’espace public. De nombreuses opérations de verbalisation se font en dehors des sorties en brigades mixtes, que ce soit par les agents assermentés seuls (lorsque l’interpellation directe du contrevenant n’est pas indispensable) ou par les agents de police sur le terrain. Le nombre de taxes et amendes dressés depuis la mise en œuvre du plan de lutte contre les incivilités en est la preuve : il s’élève à présent à 6.596. « Lorsque l’on sait que moins d’une taxe tous les deux jours était dressée avant ma prise de fonction, je ne peux que me réjouir de ces résultats, déclare Karine Lalieux, mais ceux-ci n’auraient jamais pu être atteints sans l’implication totale de mes Services qui font un travail remarquable en horaire décalé, et, je le rappelle, sur base volontaire, et sans la collaboration chaque jour plus étroite avec la Police. Je tiens ici à leur rendre un véritable hommage », conclut l’Echevine. Vendredi 9 Octobre 2009
Karine Lalieux
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