Un peuple oublié



Le Myanmar plus communément appelé la Birmanie, est l’un des pays les plus reclus au monde et est dirigé par une junte militaire depuis 1962.

La peuple birman est l’un des plus opprimés de la terre et vit au quotidien des violations graves des droits de l’homme : travail forcé, utilisation de prisonniers comme nettoyeurs de mines humains, arrestations arbitraires, destruction de réserve de nourriture, harcèlement de minorités ethniques,a ucune liberté d’expression, aucun droits civil et politique,… une interminable litanie.

Il y a quelques jours le CICR (Comité international de la Croix rouge) est sorti de sa réserve pour dénoncer ce régime militaire et toutes les exactions qu’il commet depuis de longues années tout en restant complètement sourd aux appels de la communauté et des organisations internationales.

Il est grand temps, grand temps que ce pays sorte de l’ombre.

En Belgique, l’association Action Birmanie qui a été créée à l’initiative notamment d’avocats et de défenseurs des droits de l’homme et rejoint dans son combat par une série de députés se bat depuis de longues années pour que le peuple birman et aussi les élus birmans et plus particulièrement la Présidente Madame Aung San Suu Kyi élue présidente lors d’élections démocratiques et assignée à résidence depuis de très nombreuses années, sortent de l’anonymat.

Ils ont lancé, par exemple, une opération de parrainage de députés birmans par des députés belges pour éviter qu’ils tombent dans l’oubli.

Mais l’action le plus remarquable sont les poursuites qu’ils ont entamées contre Total pour travail forcé sur base de la loi belge sur la Compétence universelle.

Cette loi permet de poursuivre devant les juridictions belges des crimes contre l’humanité commis dans n’importe quel autre pays si il y a un Belge ou assimilé (réfugié politique) qui est partie à la cause.

Malheureusement la loi sur la Compétence universelle ayant été modifiée en cours de procédure contre Total, nous ne savons pas toujours pas si la plainte pourra être prise en considération.

Pour ma part, je soutiens avec détermination non seulement les objectifs de cette association mais aussi la procédure qu’elle a entamée contre cette multinationale. En effet, qu’une société profite d’une dictature pour exploiter de manière ignoble qui va jusqu’à l’esclavage des hommes et des femmes déjà opprimés me paraît criminel.

J’espère que la justice belge sera à la hauteur et reconnaîtra sa compétence.

Bonne nuit.

Mardi 3 Juillet 2007
Karine Lalieux
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