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Un week end où il est toujours question des hausses des prixLes prix de l’alimentation font toujours couler beaucoup d’encre tant en Belgique que dans les pays limitrophes.
En France, par exemple, tant le très célèbre et colérique Président que le Premier Ministre ont haussé le ton face aux excès réels et incontestables (je les cite) de l’augmentation des prix. Ils entendent donc les dénoncer en montrant du doigt publiquement les acteurs des secteurs qui profitent de la situation. Il est vrai que les prix sont libres et qu'un gouvernement ne peut donc pas interdire certaines augmentations … il ne peut que dénoncer. Malheureusement, dans une Europe de plus en plus libéralisée où l'on a trop fait confiance au marché pour réguler, les gouvernements ont de moins en moins d’instruments de contraintes ou de régulations … mais c’est un autre débat.
Revenons à la Belgique. Ce vendredi le Premier Ministre et la Ministre de l’Economie ont rencontré le secteur de l’alimentation au travers des représentants du secteur de la distribution, et de la fédération des indépendants afin de les confronter à la hausse des prix particulièrement rapide en Belgique (plus rapide que dans le Pays voisins). Résultat : encore une nouvelle étude commandée à la Banque Nationale...qui en avait déjà faite une comme de nombreux autres organismes (comme celle d'ING). Et toutes ces études concluainet à un dérapage). Deux énormes regrets suite à cette rencontre : le premier, c’est à nouveau du temps perdu, encore une nième étude, pas de décision. Le second, plus fondamentale, c’est le fait qu’ils n’ont rencontré que les seuls acteurs du secteur. Exclus les représentants des consommateurs (les premiers concernés), exclus les syndicats,…. C’est pourquoi j’interrogerai à nouveau la Ministre Laruelle sur ses intentions, sur les réelles mesures qu’elle compte prendre. Je lui rappellerai d’une part, que dans la déclaration du gouvernement provisoire, une des priorités était d’agir sur la hausse des prix et d’autre part, que je ne trouve pas que son idée de créer un organisme qui ne serait composé que d’experts du secteur et de quelques professeurs d’université soit bonne. En effet, pour qu’il y ait transparence, monitoring, objectivité il faut l’ouvrir à bien d’autres acteurs. A cet égard, je défendrai une idée que nous avons mis sur les bancs du Parlement depuis octobre 2007. A savoir : un Observatoire des prix de la vie quotidienne (composé se représentants du secteur mais aussi des consommateurs, des familles,…) qui aura comme objectif d’analyser l’évolution des coût des produits de première nécessité et qui, en cas de dérapage, aura la capacité d’agir rapidement et, le cas échant, de manière contraignante. Je lui dirai enfin de prendre exemple sur son collègue Paul Magnette, Ministre de l’Energie qui fait moins de déclarations mais qui agit concrètement. En effet, il a élaboré un projet de loi qui sera voté dans quelques semaines pour donner plus de pouvoir à la CREG (l’organisme de régulation en matière d’énergie) pour qu’elle puisse contrôler le prix du gaz et de l’électricité de la production à la distribution et si il y a abus, il n’hésitera pas à bloquer les prix. Samedi 1 Mars 2008
Karine Lalieux
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