Visite du Centre 127 bis dans le cadre de la campagne "Droit de regard dans les lieux d'enfermement d'étrangers"
Dans l'indifférence presque généralisée tant au niveau médiatique que politique, c'est déroulé ce vendredi 30 janvier partout en Europe la campagne «Droit de regard dans les lieux d'enfermement d'étrangers», coordonnée par le réseau Migreurop.
En Belgique, les ONG (CIRE et la Ligue des Droits de l'Homme), membres organisaient une visite du centre fermé 127bis pour les parlementaires fédéraux et européens. Tout les partis francophones étaient représentés, nous étions quelques 5 parlementaires. Il est vrai pour la majorité d'entre nous «habitués» à visiter les Centres fermés. Cette journée se voulait être une journée de mobilisations et de revendications face à une Europe qui en votant la Directive «Retour» a durci considérablement sa politique en matière d'immigrés. Cette directive officialise l'enfermement généralisé des étrangers et ce jusqu'à 18 mois en attente d'expulsion. Depuis ce feu vert de l'Europe (bien entendu les Pays ne sont pas obliger de durcir leur propre législations), certains Pays s'engouffrent vers des procédures et des conditions d'enfermement toujours plus dures: comme l'Italie où le Ministre de l'Intérieur veut transformer l'île de Lampedusa en un immense centre fermé où sera gardé les boat-people échoués, avant de refoulés massivement les personnes à l'issue de procédures sommaires, ou encore la France où les migrants (comme à Mayotte) sont traités de manière indigne. Par ailleurs partout en Europe ces centres fermés se multiplient. Les ONG européennes voulaient donc mettre un focus sur cette «criminalisation» de l'étranger et surtout revendiquer le droit d'accès inconditionnel dans ces centres fermés, droit soumis aujourd'hui au pouvoir discrétionnaire de la Ministre de la Politique d'Asile et de Migration. Nous avons pu visiter sans problème le Centre 127 bis où nous avons pu voir d'une part, la nouvelle aile vient qui d'être construite pour donner plus de «confort» aux personnes enfermées, et d'autre part, qu'il y avait encore des enfants. Même s'il n'y en a plus que cinq puisque suite a une décision du Gouvernement ( sous pression du PS), on a sorti toutes les familles des Centres...mais 5 enfants c'est encore inacceptable. J'interpellerai la Ministre Turtelboom, pour que cela ne se produise plus. Il y va du respect de la Convention des droits de l'enfant. Il faut dénoncer le fait que tant en Italie qu'en Espagne, les parlementaires et ONG n'ont pas pu rentrer dans les centres fermés, ce qui me semble être un déni de démocratie. Les conditions de détentions doivent être conformes à la dignité humaines et doivent être contrôlées librement tans par les parlementaires que par les ONG. Cette transparence est indispensable à la démocratie et nous devons nous battre partout en Europe pour qu'il en soit ainsi. Merci au CIRE pour la photo Dimanche 1 Février 2009
Karine Lalieux
Lu 2647 fois
Voir le commentaire
|
Les derniers articles
Inscription à la lettre d'info
|
|
Karine Lalieux - Rue Drootbeek, 147 – 1020 Bruxelles
E-mail : klalieux@pslachambre.be |
|

