Woluwé Saint-Lambert interdit ses plaines de jeux aux enfants qui ne maîtrisent pas le français ou le néerlandais !



L’Echevin de la Jeunesse de Wolluwé Saint-Lambert a interdit les plaines de jeux et les activités encadrées communales aux enfants qui ne maîtrisent aucune des deux langues nationales. Le prétexte de cette interdiction : la sécurité de enfants et des responsables, arguant que les jeunes qui ne peuvent comprendre les recommandations, les conseils, les ordres des moniteurs comportent un risque.

Comment comprendre cette interdiction, sinon par une volonté de non intégration d’enfants de parents primo-arrivants (qu’ils soient d’ailleurs enfants de fonctionnaires européens ou de « simple sans papier ») ? Comment peut-on se réfugier derrière le terme « sécurité de tous » quand on est démocrate et qu’il s’agit d’enfants ?

Je ne peux que condamner ce type de discrimination, car on sait que la meilleure manière d’apprendre une langue c’est l’immersion dans un milieu ludique, c’est partagé des expériences avec des enfants de son âge. Alors pourquoi ne pas profiter de ces moments de vacances pour justement aider ces familles et ces enfants à se familiariser avec une langue.

Cette décision est révoltante et selon moi contraire à la Constitution et au Droit belge, on ne peut discriminer sur base de la langue. Alors, même si l’Echevin se défend en disant qu’aucun enfant a été refusé, c’est bien évidemment le principe qu’il faut rejeter, ce type de décisions discriminantes et ségrégationnistes doivent être bannies de nos communes.

Comparaison n’est pas raison, mais ce type d’attitude me fait penser aux mesures prises par la commune de Liedekerke qui a interdit ses plaines de jeux aux enfants qui ne parlaient pas français…

A Bruxelles, on parle des dizaines de langues, on a toujours été ouvert, accueillant. C’est ce qui fait notre spécificité et notre richesse, préservons là !


Jeudi 24 Juillet 2008
Karine Lalieux
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