Zaventem : pas de vacances pour le repli sur soi



Pénibles, ils sont pénibles les mandataires flamands. Même en plein cœur de l’été. Une fois de plus, ils montrent du doigt, stigmatisent, excluent, empoisonnent la vie d’habitants francophones ou parlant une autre langue que la langue de Vondel.

Ainsi, demain, si vous ne parlez pas suffisamment le flamand, vous devrez vous présenter avec un interprète au guichet de la commune (ou ailleurs dans tout lieu public) de Zaventem. Que signifie suffisamment ? Les employés seront-ils épiés et dénoncés s’ils font des efforts de compréhension ? En tout cas, ils seront sanctionnés par leurs supérieurs.

Mais, dites-moi, en quoi cette nouvelle vexation apporte-elle quelque chose à la bonne gouvernance tant revendiquée par nos idylles flamandes ? Ou l’objectif est-il uniquement de dégoûter et de faire fuir tout ce qui n’est pas « echte vlaams » ?

Je sais que Zaventem n’est pas une commune à facilités et que j’ai toujours plaidé pour que chacun apprenne la langue de l’autre, mais je sais aussi que ce type de politique ne vous donne pas l’envie d’apprendre mais provoque juste l’effet inverse.

A Zaventem vivent des familles, souvent modestes, qui ont du quitter Bruxelles pour pouvoir se loger décemment. Des familles que les autorités maltraitent mais qui, j’en suis certaine trouveront parmi les habitants de Zaventem des personnes moins bornées et volontaires pour les aider.

Alors, Messieurs les mandataires si vous faisiez une trêve et si vous profitiez de ce mois d’août pour sortir de vos sacro-saintes « frontières » et découvrir comme le monde extérieur peut-être tellement accueillant et tolérant.

Jeudi 31 Juillet 2008
Karine Lalieux
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