Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

5ème Journée sans crédit



5ème Journée sans crédit
Après le call center, je me suis rendue samedi après-midi Place de la Monnaie où les membres de la Plate-forme « Journée sans crédit » sensibilisaient les passants « consommateurs ». L'enjeu de cette action était d’attirer l’attention sur les dangers des ouvertures de crédits non maîtrisées, non réfléchies et trop nombreuses.

En période de crise et de difficultés de nombreux ménages à boucler les fins de mois, les ouvertures de crédits ont le vent en poupe. Mais ces crédits peuvent se révéler dangereux et ce pour trois raisons principales :

  • elles sont trop faciles (parfois un simple coup de téléphone) ;
  • elles coûtent cher (16% à 19% pour les ouvertures de crédits avec carte) ;
  • elles sont presque toujours à durée indéterminée et peuvent dès lors amener à un endettement permanent.

Il n’est évidemment pas question de ne plus permettre le crédit à la consommation mais bien d’informer, de sensibiliser, de répondre à toutes les questions et de mettre en évidence les dangers.

C’était aussi une journée de revendication envers le monde politique pour renforcer ou corriger les lois et règlementations existantes. Et là autant le Secrétaire d’Etat à la Pauvreté, Jean-Marc Delizee y est sensible (avec moi sur la photo), autant le Ministre de l’Economie, Monsieur Van Quickenborne, fait la sourde oreille.

Avec des collègues socialistes, j’ai d’ailleurs déposé plusieurs propositions de loi sur cette thématique, et nous revendiquerons qu’elles soient rapidement discutées en commission.
Par ailleurs, mercredi, j’interpellerai, lors de la discussion sur sa Note de Politique générale, le Ministre de l’Economie. A suivre..

Samedi 29 Novembre 2008
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