Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

60 aspirants policiers à l'assaut des incivilités

Cette opération permet d'expliquer à tous les aspirants policiers que la lutte contre les incivilités fera également partie de leur travail au quotidien. Plus tard, ils auront encore une formation spécifique au sein de la zone car le premier réflexe du policoer est plutôt la lutte contre la délinquance. Il est important que la police soit aussi un ambassadeur de la propreté.



60 aspirants policiers à l'assaut des incivilités
La DH / 9 juillet 2013 : 60 aspirants policiers à l'assaut des incivilités

Première opération sur le terrain pour les élèves policiers. Objectif : les sensibiliser à la propreté.

Uniforme impeccable et même gilet pare-balles, 60 jeunes recrues, étudiants à l’Erip (pour École Régionale et Intercommunale de Police) sont au garde à vous sur la place de la Monnaie. Dans quelques instants, ils sillonneront, par groupes de quatre, accompagnés d’un inspecteur de la zone Bruxelles-Ixelles et d’un agent des services de la Propreté, les rues du centre-ville pour un premier exercice sur le terrain. Objectif : traquer les petites incivilités, particulièrement en matière de propreté. "C’est en même temps un exercice de fin de formation pour les candidats inspecteurs mais aussi une opération utile pour la zone. La lutte contre les incivilités est la priorité numéro 5 de la zone", explique le commissaire Christian Ra es qui coordonne l’opération.

Nous suivons donc une équipe qui se dirige vers la rue Neuve. Ils ne tardent pas à tomber sur un fumeur qui vient de jeter sa cigarette par terre à l’entrée de City 2. "La première chose est de faire cesser l’infraction (donc de faire ramasser le mégot). Après avoir verbalisé, il est important d’expliquer pourquoi on l’a fait, pour qu’il n’y ait pas trop d’incompréhension", explique l’inspecteur G. Coenart qui encadre le groupe.

Malgré ces explications, l’incivique fumeur est plutôt de mauvaise humeur. "Il n’y a aucun cendrier à l’entrée du centre commercial. Je jette donc ma cigarette par terre à défaut de foutre le feu à une poubelle", peste-t-il.

Un peu plus loin, c’est un adolescent accompagné de sa mère qui a été pris sur le fait. "50 euros d’amende, c’est beaucoup. Mais il est tout à fait au courant et donc il aurait très bien pu éviter ça", commente la maman.

À la fin de l’opération, les aspirants policiers sont visiblement ravis après leur première opération. "On voit concrètement le travail de terrain. On apprend à aller au contact avec les gens. Ce n’est pas grand-chose -des mégots de cigarettes ou des noyaux de cerises jetés par terre- mais c’est important car ce sont des gestes qui empoisonnent le quotidien", explique André, aspirant policier de 31 ans.


Mardi 9 Juillet 2013
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