Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

Les travailleurs de l’économie de plateformes doivent être mieux protégés !
Se faire livrer des petits plats, louer pour une nuit une chambre dans l’appartement d’un particulier, appeler monsieur Brico pour faire des petits travaux dans la maison… Beaucoup de citoyens recourent aujourd’hui à ces services proposés par différentes plateformes. On le voit, et de par l’étendue des services proposés, et de par le grand nombre de prestataires de services, le développement de l’économie de plateformes est en plein boom !

D’expériences alternatives qui montrent l’image sympathique de bikers qui pédalent dans la ville à la création de véritables multinationales qui sous-paient leurs travailleurs, le paysage de l’économie de plateforme est tout en nuance et en mutation.

En effet, ces technologies portent en elles un potentiel émancipateur : pour une économie plus écologique, pour plus de liberté dans l’organisation du travail, pour le développement d’un lien social plus authentique... Mais d’un autre côté, elles sont porteuses d’un potentiel inouï de déstabilisation et de fragilisation du marché du travail.

On peut diagnostiquer trois risques à laisser l’économie de plateformes opérer dans une forme de no man’s land juridique un risque de mise à mal de notre modèle social bâti sur la solidarité, un risque de concurrence déloyale entre les travailleurs, et un risque de vulnérabilité croissante du travailleur, en termes de rémunération, de protection en cas d’accident ou d’accès aux droits sociaux.

Lorsqu’on écoute certains travailleurs du secteur leur situation s’apparente de plus en plus à de l’esclavagisme moderne. Avec la généralisation de la rémunération à la prestation, les travailleurs sont amenés à se mettre en danger pour répondre à des impératifs de productivité, pour des salaires souvent dérisoires et sans véritable protection. Et ça, nous ne pouvons l’accepter.

C’est pourquoi le Groupe PS souhaite encadrer ce secteur qui aujourd’hui répond de plus en plus aux lois de la jungle.

Dérégulation. Dérégulation. Dérégulation. C’est le mantra du gouvernement MR/N-VA. On l’a encore vu avec Deliveroo : sa seule réponse est de proposer un statut d’exception fiscale et sociale aux travailleurs.

Les Ministres Ducarme et Peeters disent qu’ils ne veulent pas de 3ème statut entre le salarié et l’indépendant mais la vérité, c’est qu’ils l’ont déjà créé, via la loi De Croo : c’est le statut des travailleurs sans statut, zéro cotisation pour zéro protection sociale.

Il faut mettre un coup d’arrêt à cette dégradation et prendre des mesures pour une meilleure protection et des salaires plus justes. La proposition de loi PS vise à responsabiliser les plateformes vis-à-vis des travailleurs, en les contraignant à leur offrir à tous des conditions de travail dignes, qu’ils soient indépendants ou salariés.

Cela passe notamment par :

1. L’agréation obligatoire des grandes plateformes par le SPF Économie

2. L’octroi d’un salaire minimum à 14 euros de l’heure en lieu et place d’une rémunération à la course ou à la tâche,

3. L’obligation pour la plateforme d’assurer correctement ses travailleurs


Quand on sait que la direction de Deliveroo pose des ultimatums à ses bikers pour leur imposer un statut de (faux) indépendant, je ne comprends pas que la majorité - qui a déjà refusé d’octroyer l’urgence à notre proposition - ait passé l’après-midi à ergoter sur le renvoi du texte vers la commission Affaires sociales plutôt que d’avancer en Économie où viennent les ministres Peeters et Ducarme lorsqu’ils parlent d’économie de plateformes
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Permalien | Commentaires {0} 30 Janvier 2018

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05/05/2017

L'ULB est à la recherche de Street Artistes

La Ville de Bruxelles et l’ULB s’associent pour un appel à projets afin de réaliser une fresque murale de 750 m² sur le bâtiment H du Campus du Solbosch.

Ce nouvel appel est lancé dans le cadre de la politique de soutien à l’art urbain que je porte en tant qu' Echevine de la Culture de la Ville de Bruxelles. Il est initié en collaboration avec le Recteur de l'ULB Yvon Englert.

  • L’appel est ouvert aux personnes majeures, individus ou collectifs.

  • Les techniques utilisées peuvent être mixtes et l’œuvre doit être conçue pour une pérennité de 5 ans minimum.

Les dossiers de candidatures doivent être envoyés au plus tard le 25 mai à l’adresse : streetart@brucity.be.

Plus d'informations sur l'appel à projet en ligne sur le site de la Ville de Bruxelles

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