Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

Fiscalité : terrain de toutes les oppositions



Fiscalité : terrain de toutes les oppositions
La fiscalité, c’est évidemment le domaine où les oppositions sont les plus flagrantes !

Le MR veut diminuer l’impôt des personnes physiques sans proposer de nouvelles recettes.. S'il est évident que cela doit être fait pour les bas et moyens revenus, le PS demande que ces diminutions de recettes publiques soient compensées par d’autres prélèvements (comme la taxation du capital, de la spéculation entre autres) car une diminution des impôts sans compensation signifie une diminution de la solidarité entre les personnes (perte de revenus pour la sécurité sociale, moins de services publics,…) et la perte d’une solidarité pour tous les risques que comporte la vie !

Le MR veut également continuer et approfondir le système des avantages fiscaux et ce, sans remise en question, ni ajustement ni évaluation du système actuel. Cela signifie donc offrir des avantages fiscaux sans aucune contrepartie notamment en terme d’emplois ! Cela n’est plus acceptable ! Je rappelle simplement que le coût des intérêts notionnels s'élève à 4 milliards brut par an. Ce mécanisme non seulement ne profite que très peu aux PME mais ne crée pratiquement pas d’emplois.

Les socialistes veulent également diminuer les charges sur le travail, tant pour l’employeur que pour le travailleur afin que le salaire poche soit plus élevé. Mais à la différence du MR et du CDh nous voulons compenser ces pertes de recettes par des recettes nouvelles et une fiscalité plus juste (taxation des plus values sur le capital, lutte contre la grande fraude fiscale,…)

La fiscalité verte se retrouve tout parti confondu : Ecolo, MR, CDH.

Cependant, il ne faut pas se tromper de combat :

  • Premièrement : un changement de trajectoire vers un avenir durable, plus respectueux de l’environnement passera par autre chose qu’une taxation…Le contraire, c’est accepter que demain, les riches pourront polluer s’ils paient !

  • Deuxièmement, il ne suffit pas de fiscaliser la pollution ! Il faut permettre à tous, et donc également les personnes qui ont moins de moyens, d’économiser l’énergie, d’utiliser les transports en commun, en un mot de consommer plus « durablement » !

Je ne veux pas d’une société « écologique » à deux vitesses : l’une pour les riches, l’autre pour les pauvres où ces derniers devront payer leur impact environnemental parce qu’ils n’ont pas les moyens de vivre « plus vert » !

C’est pourquoi le PS parle d’une écologie sociale.

Pour le PS, les pouvoirs publics ont trois rôles majeurs à assumer pour concrétiser cette transition socialement juste vers une société durable :

  • Un rôle de régulation : l’implication de l’État est nécessaire pour réduire les inégalités sociales et environnementales en s’opposant à la privatisation et à la détérioration de l’environnement ou en remettant en question les libéralisations qui ont démontré toutes leurs faiblesses, telles celle de l’énergie.

  • Un rôle d’accompagnement social : les politiques environnementales et énergétiques doivent faire l’objet d’une évaluation socio-économique pour s’assurer qu’elles bénéficient bien à l’ensemble des citoyens.

  • Un rôle d’impulsion et d’exemple : les pouvoirs publics doivent être à la base du changement durable par le biais de leurs propres actions et des politiques, notamment économique et industrielle, qu’ils mènent.


Lundi 7 Juin 2010
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