Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

Il est temps d'avoir un débat serein sur la sortie de l’IVG du Code pénal



Communiqué du groupe PS : Le groupe PS demande un débat serein sur la sortie de l’IVG du Code pénal

Une journée mondiale du droit à l'avortement a tout son sens à l’heure où l'avortement est loin d'être garanti dans toute l'Europe et où les droits de la femme sont remis en cause par des partis conservateurs dans de nombreux pays. Et il est important de le rappeler, la Belgique a, elle aussi, encore du travail en la matière : 27 ans après la dépénalisation partielle de l’avortement, la pratique de l’IVG est toujours inscrite au chapitre ‘crime ou délit contre l’ordre des familles et la morale publique’ du Code Pénal belge.

Le PS a, comme d’autres partis, déposé une proposition visant à sortir l’IVG du code pénal et en a fait sa priorité en commission Justice, mais la majorité refuse d’en débattre. « Cela fait plus d’un an que cette proposition a été présentée en commission Justice de la Chambre et la majorité l’a simplement enterrée ! Cela fait plus d'un an que la majorité refuse de débattre du texte PS, allant même jusqu’à refuser l’organisation d’auditions. Ceci alors que la majorité n’hésite pas avancer vers l’octroi d’un statut au fœtus ou l’enregistrement des enfants mort-nés » déplore la députée PS Karine Lalieux, qui porte la proposition PS avec les députés Laurette Onkelinx, Fabienne Winckel, Julie Fernandez Fernandez, Özlem Özen et Eric Massin.

Pour Karine Lalieux, ce refus est incompréhensible et inacceptable : « la Belgique doit montrer l’exemple à l’heure où les régressions en matière des droits de la femme montent en puissance. L’IVG doit être reconnue comme un droit fondamental des femmes à la santé et l’autodétermination. Ce n’est pas, comme le mentionne encore le Code pénal, ‘un crime ou un délit contre l’ordre des familles et la morale publique’ ! Nous souhaitons que les femmes puissent recourir à l’IVG sans stigmatisation et sans pression. Nous estimons donc que l’IVG doit être reconnue comme un acte purement médical, dont les conditions doivent être reprises dans la loi sur le droit des patients. »

Les députés socialistes appellent leurs collègues - au-delà d’éventuels clivages majorité / opposition - à ouvrir un débat serein sur la question. Pour eux, « il est essentiel que la Belgique puisse aujourd’hui donner un signal fort contre toute tentative de recul sur la question : l’avortement est un droit fondamental et inconditionnel dont toutes les femmes doivent pouvoir bénéficier ! »

Jeudi 28 Septembre 2017
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