Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

L'Olivier bruxellois a progressé



L'Olivier bruxellois a progressé
Dans un premier temps, je souhaite féliciter les gagnants indiscutables de ce scrutin régional bruxellois: les écologistes (+ 9 sièges) et dans une moindre mesure le Cdh qui gagne 1 siège. Malgré la perte de 5 sièges de notre côté (le PS devient de loin de 2ème parti bruxellois à seulement 14.000 voix du MR), l'Olivier sort renforcer de ces élections.

Dans un second temps, je veux remercier tous ceux et toutes celles qui me soutiennent au quotidien depuis de nombreuses années et qui m'ont permis de réaliser une belle campagne de proximité. Je les en remercie très sincèrement car sans eux comment expliquer mon score de 3015 voix (soit une progression d'un peu plus de 500 voix par rapport à 2004).

Merci également à tous ceux qui ont fait confiance au parti socialiste et à son projet pour Bruxelles, la Wallonie et la Communauté Française le PS est toujours le premier parti en Communauté française n'en déplaise au MR de Didier Reynders, n'en déplaise aux sondages qui nous annonçaient grand perdant et troisième parti, n'en déplaise à certains (et nombreux) journalistes qui nous enterraient jour après jour. Si nous avons eu le courage d'aller quotidiennement à la rencontre des citoyens, des habitants, c'est grâce aux militants, aux sympathisants, aux candidats qui envers et contre tout ont été sur le terrain sans relâche. .

Merci encore aux électeurs qui ont contredit les éditorialistes et journalistes, qui ne se sont pas laisser avoir par le discours ambiant, par la défaite annoncée et qui ont montré une réelle maturité politique. Et qui ont analysé le projet et le bilan des socialistes sans a priori et ce malgré le matraquage médiatique.

Par contre, je ne féliciterai pas l'arrogance et la mauvaise foi des libéraux et en particulier de leur Président. Son pari et sa certitude étaient de devenir ou plutôt de rester le premier parti de la Communauté Française. Il s'est considérablement planté. Et tant mieux ! S'il est vrai que le MR est premier parti à Bruxelles, il faut juste rappeler qu'il fait son plus mauvais score depuis que la Région Bruxelloise existe. De plus, il ne faut jamais oublier que le MR est la conjugaison de trois Partis (PRL, FDF, MCC) ...

Vais-je siéger à la Région bruxelloise ?

Aujourd'hui, outre la joie d'être élue, se pose un dilemme : dois-je ou non siéger à la Région bruxelloise et dès lors abandonner mon poste au fédéral ? Comme j'avais déjà eu l'occasion de l'indiquer ici, ma présence en avant-dernière place sur la liste régionale était de nature à soutenir la liste portée par Charles Picqué. Dernière élue de la liste, je crois avoir pleinement participé au 2ème meilleur résultat électoral du PS à Bruxelles. A l'inverse de 2004, je ne compte pas immédiatement renoncer à la Région bruxelloise. Je vais comme on dit consulter et voir là où je serai la plus utile pour l'intérêt général, pour les Bruxellois et pour le Parti.

Une dernière chose, un regret pour certains et certaines candidats qui n'ont pas été élus alors qu'ils avaient montré combien ils étaient compétents. Je suis de tout coeur avec eux et j'espère qu'ils seront toujours à nos côtés pour de nouveaux combats ...La démocratie est parfois injuste mais il faut accepter le verdict des urnes tout en essayant que chacun puisse être reconnu pour ce qu'il est et ce qu'il fait pour l'intérêt général et les valeurs socialistes.

Mardi 9 Juin 2009
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1.Posté par Cedric le 10/06/2009 01:03
J'ai un décodage, peut-être différent du vôtre, pouvant expliquer cette résistance plus forte que prévue du PS face au MR. Vous avez raison, l'électeur a mal encaissé les attaques ad hominem lancées par une partie de l'appareil libéral. Elles ont occulté une partie du débat.

Il y a eu les affaires, c'est vrai. Le "système". Mais au fond, les gens le connaissent ce système, ils ont grandi avec dans bien des régions de Wallonie (je viens d'un petit village de la région de Liège où chaque année le bureau du PS venait chercher la cotisation à la maison et où, un jour, j'ai entendu un élu dire à mon père que le seul moyen d'avoir du travail, c'était d'avoir sa carte de parti ! ). C'est le "système à papa", celui de Daerden. Du pain, des jeux, le Standard, du travail à la commune et des travaux un peu partout à quelques mois des élection. Ca rassure les gens. C'est parfois un peu mafieux, mais tout le monde s'y retrouve. Le libéralisme, lui, fait peur.

Tout le monde sait que la crise que nous traversons est due aux subprimes et leurs conséquences. En aucun cas, cela ne remet en cause l'économie de marché - le "système libéral" que vous dénoncez . Libéralisme et spéculation ne sont pas synoymes. Si le PS dénonce la "crise libérale", j'avoue ne pas très bien comprendre où il se situe économiquement : Di Rupo est pour l'économie de marché, mais contre le libéralisme. Tout cela n'a aucun sens. Que défendez-vous ? L'économie planifiée ? Non, vous défendez comme tous les partis de gauche réformés d'Europe une économie libérale plus/mieux régulée. Au fond, quand on observe les programmes de près, MR et PS ne sont pas si éloignés. Et c'est un libéral assumé qui vous parle.

Globalement, dans cette élection, le MR a joué l'arrogance. Elle était inutile, mais dirigée par une soif abominable de pouvoir. Le PS la victimisation et le populisme : attention au grand méchant libéralisme, nous sommes les seuls à garantir la sécurité sociale. Sauf que, si on regarde le programme du MR, en gros, je ne vois pas très très bien où il est écrit qu'une réforme de la sécurité sociale est demandée, voire une privatisation. Ce genre de proposition serait suicidaire : nous sommes en Belgique.

Tout ça, au fond, c'est du markéting. Et les équipes de Di Rupo savent y faire, en matière de markéting. Le 'tsunami' était une belle trouvaille dimanche.

Les sondages avaient tort, tant mieux ! Mais s'ils étaient si mauvais et si imprécis, les présidents de parti n'en commanderaient pas à longueur d'année pour savoir s'ils sont "dans le bon". L'hôpital se moque de la charité. Ils sont, vous le savez, une image de l'opinion à un moment précis.

Le recul du P.S. est moins anecdotique qu'il ne semble à première vue dans le Sud du pays : 10 %, ce n'est pas rien. Et même si le P.S. reste le premier parti, il sort fortement affaibli de cette élection. Certes, il y a eu les journaux, les gros titres, les attaques. Mais le PS a tout de même eu sur les chaînes publiques 37 % du temps de parole (alors qu'on pense encore naïvement que les "4 partis" ont un temps de parole équivalent !). Et 37 % du temps de parole à la RTBF, c'est parfaitement anti-démocratique. Soit.

Que le PS ait la main dans le Sud, c'est certain. Tout comme le MR a la main à Bruxelles. Et quoi ? Que fait-on ? Si on se calmait et qu'on se mettait à parler ensemble. Parce qu'au Nord, le message est un peu plus clair. La réforme sera inévitable. Ils l'attendent depuis longtemps et, De Wever a raison, "tout est bloqué, toujours bloqué."

Je vous suis depuis longtemps. J'ai beaucoup apprécié vos prises de position sur le débat de la musique en ligne notamment. Mais là, j'ai un peu de mal à comprendre dans quel cirque vous jouez. Dans quel cirque on se trouve. Et pourquoi on continue, par Twitter interposé, à jouer à savoir qui a la plus grosse et à gémir des "c'est celui qui dit qui est". J'avoue ne pas comprendre pourquoi ni Di Rupo ni Reynders ne tentent aujourd'hui d'enterrer cette hache de guerre, laissant un boulevard à un cartel Vert / CDH qui va tenir le temps des chenilles.

Moi, je me souviens que la Région n'était pas si mal dirigée que ça au temps où PS et MR étaient au pouvoir, ensemble. Parce que, au fond, quand on y pense, avec ce cordon sanitaire et cet oligopole de 4 partis "démocratiques" (comme si RWF était anti-démocratique), tout le monde est au pouvoir à un échelon ou un autre. Donc autant prendre les meilleurs dans chaque camp au lieu de se faire la guerre. Surtout vu la menace qui se profile au Nord.

Conclusion : restez groupés, calmez-vous et préparez-vous à affronter ensemble la tempête. La campagne est terminée. Il n'y a qu'un seul vainqueur, mais son règne risque de ne pas durer. Le vote vert, c'était un vote sanction. Au fond, ils le savent bien. Vous le savez bien. :-)

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