Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

L’émancipation sociale comme vecteur de l’égalité homme-femme



L’émancipation sociale comme vecteur de l’égalité homme-femme
Cette semaine, j’ai réuni pour la première fois les membres du Comité d’avis pour l’émancipation sociale dont j’ai le plaisir de reprendre la présidence suite au départ de ma collègue Valérie Déom.

Pour cette première réunion, j’ai demandé que tous les membres déterminent leurs priorités afin d’établir un calendrier de travail. En effet, je suis très nettement décidée à ce que ce comité ne soit pas un « comité alibi » où l’on constate sans aboutir à des changements.

Ce comité concerne l'important et encore très actuel sujet de l’égalité entre les hommes et les femmes, non seulement en en Belgique également dans l'ensemble des pays européens ou encore ceux du sud.

J'en veux pour preuve, des faits très récents en Italie rapporté par la Libre Belgique. Le "cas" de Laura Boldrini, élue présidente de la Chambre après les récentes élections en Italie, est symptomatique d’une situation qui, au fond, n’a pas vraiment changé. Les messages de haine, les insultes, les propos machistes et misogynes qu’elle reçoit quotidiennement rappellent le ton de ceux qu’un homophobe ou un raciste pourrait envoyer. Nous nous insurgeons tous contre l’homophobie, contre le racisme. Le sexisme devrait avoir droit à un même traitement et non être banalisé comme il l'est trop souvent! En Italie, les chiffres de décès de femmes à cause de violences conjugales sont tout simplement affolants. La seule chose que veut la nouvelle Présidente s'est s'attaquer à ces phénomènes, quoi de plus normal.... C'est toute l'Italie et l'ensemble des députés qui devraient la soutenir.

En Belgique, la situation est encore loin d’être idéale, même si de nombreux efforts ont été accomplis.

L’un des points qui peut garantir l’efficacité de la lutte contre les violences conjugales est évidemment l’émancipation sociale de la femme. Le choix, par exemple, d’avoir un enfant, ne peut mettre en difficulté l’autonomie de la future mère, elle doit pouvoir continuer une vie professionnelle telle qu’elle le souhaite. Les salaires ne doivent pas être discriminants, les professions ne doivent plus être catégorisés par genre. Il s’agit aussi de favoriser les gardes alternées lors de séparation avec enfants, de garantir la protection des pensions alimentaires,....

Je me réjouis de pouvoir m’investir plus dans ces problématiques pour lesquelles j’avais déjà auparavant signé plusieurs propositions de loi. J'espère pouvoir compter sur l'ensemble de mes collègues et des associations pour faire avancer les droits des femmes d'ici et d'ailleurs.



Mercredi 8 Mai 2013
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