Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

La sécurité pour tous



Cela fait 2 semaines que j’envisage de vous parler de la sécurité… mais l’actualité et la campagne m’ont amenée vers d’autres commentaires.

Le 21 mai dernier lors d’un bureau élargi du PS, nous avons débattu autour du thème Plus de sécurité dans nos quartiers.

Le fait de pouvoir se mouvoir en toute liberté et en toute sécurité dans l’espace public est un droit fondamental. L’Etat se doit de mettre en place toutes les politiques publiques pour que ce droit devienne effectif. Cela passe par la prévention, la sécurité et le cas échéant la répression.

La mise en place de politiques sociales et de prévention au travers notamment des "contrats de sécurité et prévention" ont montré leur utilité tant sur le plan de la reconstruction du lien sociale (via par exemple l’engagement de stewards, d’agents de prévention et de sécurité [APS], de projets de quartiers,…) que de la diminution de la criminalité. Nous voulons que le Fédéral poursuive le financement de ces politiques. Mais nous voulons également que l’ensemble des nouveaux acteurs de sécurités (APS, stewards, gardiens de parc,…) ait un statut unique et soit revalorisé. C’est pourquoi, sous l’impulsion du PS, nous avons voté, en toute fin de législature, le statut de "gardien de la paix". Pour la législature à venir, nous demandons l’engagement de 3.000 gardiens de la paix supplémentaires à charge du Fédéral.

Nous demandons de revoir du "bleu" dans nos gares et stations de métro car si on promeut les transports en commun, il faut que tous les usagers s’y sentent en sécurité.

Lorsqu’une infraction est commise, il faut rappeler la norme et ce de manière rapide mais sans tomber dans le "snelrecht" qui remet en cause les droits fondamentaux des individus.

Pour ce qui concerne la délinquance urbaine, nous privilégions les peines alternatives, à savoir un travail d’intérêt général, un travail au profit de la communauté au sein d’un hôpital, d’une maison de repos, d’un service public,… Non seulement la société y gagne mais l’auteur de l’infraction se sent utile et répare le "mal" causé.

Nous voulons également reconnaître les victimes dans leur souffrance, qu’elles soient parties prenantes au procès, qu’elles soient prises en considération, qu’elles soient correctement dédommagées et accueillies. Si beaucoup a été fait, il faut continuer nos efforts.

Aujourd’hui, il y a près de 9.000 personnes dans nos prisons, mis à part les plus dangereux (multi-récidivistes, crimes de sang, pédophiles,…) la majorité d’entre elles sortiront un jour.

C’est pourquoi, nous devons investir dans les prisons, nous devons prendre en charge psychologiquement, socialement les détenus pour que lors de leur sortie ils aient un projet de vie, de resocialisation,.. La aussi, la Ministre de la Justice a réinvesti énormément mais il faut poursuivre. Il le faut pour qu’une fois sorti, ces personnes ne soient pas plus dangereuses qu’après avoir purgé leur peine.

Un dernier sujet, la violence intrafamiliale : sous cette législature le principe était la tolérance zéro. Toute plainte doit être suivie d’un procès verbale et d’au moins une convocation de l’auteur des faits. Nous voulons plus : des antennes locales de prévention et de traitements des violences intrafamiliales, un suivi psychologique et un accompagnement des victimes mais aussi des auteurs, des campagnes de prévention,….

Ces quelques propositions sont évidemment incomplètes et vous pouvez les retrouver dans leur intégralité sur le site web du PS.


Jeudi 31 Mai 2007
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