Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

Pour un patrimoine culturel public et accessible à tous!



Pour un patrimoine culturel public et accessible à tous!
En décembre 2012, la volonté affichée par Belfius de vendre une importante partie de sa collection d’œuvres d’art a provoqué une importante polémique et une prise de conscience de l’importance du patrimoine culturel détenu par des entreprises publiques.

La question centrale est comment une banque comme Belfius, portée à bout de bras par la Belgique, peut-elle décider de priver notre pays d’une part de son patrimoine culturel ?

Belfius n’est pas la seule entreprise qui, avec les deniers du contribuable, a su réunir une collection reflétant un patrimoine culturel important. Ainsi, Belgacom/Proximus (avec 500 oeuvres de plus de 180 artistes…), la Loterie Nationale (dont une collection sur le thème des jeux de hasard, riche de plus de 60 000 pièces diverses), BPost, le Musée des chemins de fer, la Banque Nationale (1850 pièces…) et d’autres organismes d’intérêt public détiennent une part non négligeable du patrimoine témoignant du siècle dernier mais aussi d'artistes contemporains.

Face à cette menace de perdre ce patrimoine culturel, j’ai décidé de déposer une proposition de résolution que je viens de présenter à la Chambre.

Cette proposition répond à une double menace: d’une part, les entreprises publiques ou à participations publiques pourraient être privatisées. Dans ce cas, leur collection d’œuvres d’art ne serait plus qu’un élément de valorisation parmi d’autres et pourrait tomber dans les mains de groupes étrangers ou encore être vendues. D’autre part, les économies imposées à grand nombre d’institutions culturelles fédérales risquent d’empêcher la valorisation par l’État auprès du public de ces trésors le plus souvent cachés. Ainsi, la proposition ne se limite pas à protéger ces œuvres. Elle vise également à faire profiter ces collections qui restent trop souvent inaccessibles au grand public par des expositions régulière où le patrimoine devra être exposé.

Au nom de l’intérêt général, il convient de protéger ce patrimoine culturel acquis avec les deniers des citoyens et de tout faire pour qu’il ne puisse jamais être considéré que comme de simples biens monnayables. Il doit être considéré comme un bien public. La culture et l’offre culturelle ne participent pas seulement au rayonnement d’un État, mais aussi, et surtout, à l’émancipation de son peuple!

Jeudi 28 Mai 2015
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