Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

Quelques idées pour les négociateurs

Je suis certaine que chaque fois que vous faites vos courses, que cela soit dans votre grande surface favorite ou chez votre petit commerçant de quartier, vous êtes surpris par le montant de la facture !

En effet, pas une semaine ne passe sans que l'on ne nous annonce pas une augmentation des prix et pas sur les produits dits de luxe mais bien sur ceux de première nécessité (le pain, les fruits et légumes, les pâtes,...).

Il apparaît au grand jour que les processus de libéralisation (ouverture du marché) ne rime pas toujours et même presque jamais avec diminution de prix.

C'est pourquoi, avec deux collègues du groupe PS à la Chambre, j'ai déposé une proposition de résolution en vue, d'une part, de réintroduire le contrôle de prix sur une série de produits et de services essentiels (c'est-à-dire que l'Etat fixe un prix maximum) et d'autre part, de créer un Observatoire du coût de la vie quotidienne. Observatoire qui pourra alerté le ministre lorsqu'il constate une augmentation préoccupante du prix d'un bien ou d'un service).

Je le répète encore une fois, face à l'immobilisme de l'orange-bleue, il faut agir. il faut avancer des propositions constructives qui répondent aux demandes légitimes de nos concitoyens. C'est ce que je faits, c'est ce que le PS fait. A cet égard, je vous rappelle, qu'avec le sp.a, j'ai déjà déposé une proposition de loi pour demander au Gouvernement de fixer un prix maximum pour le gaz et l'électricité.

Il y a urgence, de nombreuses familles, femmes et hommes jeunes ou âgés ne savent plus vivre dignement, payer leurs factures, acheter des aliments indispensables ! Alors messieurs les négociateurs voici quelques bonnes idées a reprendre.

Je vous livre le communiqué de presse envoyé ce jour.

Bonne soirée




Pour arrêter de faire exploser le prix du panier de la ménagère, il faut un contrôle des prix et un observatoire du coût de la vie quotidienne.

Aujourd’hui, il n’y a pas un jour qui passe sans qu’on annonce que le prix de toute une série de produits ou de services de base va augmenter : céréales, viande, gaz, lait, pâtes,...

Tous ces produits sont essentiels pour les citoyens et ils ne les achètent pas parce qu’ils en ont les moyens mais bien parce qu’ils en ont besoin !

Les députées PS Karine Lalieux, Camille Dieu et Colette Burgeon veulent garantir l’accès de tous les consommateurs à tous ces biens et services. Comment ? En réintroduisant sous le contrôle des prix tous ces produits qu’on peut ranger dans le panier de la ménagère.

Prenons l’exemple du pain : jusqu’en juillet 2004, le prix du pain était soumis au contrôle des prix. C’est-à-dire que si on voulait l’augmenter au-delà d’un prix maximum il fallait obtenir l’autorisation du ministre de l’Economie. Certains ont estimé que la concurrence et l’abandon du contrôle des prix feraient baisser le prix. Résultat : un an après qu’on ait sorti le pain du contrôle des prix, il avait déjà augmenté de 14%, sans raison apparente. Et lorsque l’on sait que cette augmentation représente un euro de plus par semaine pour la ménagère pour un bien qui n’a rien de luxueux, on peut s’interroger sur la question de savoir à qui profite cette concurrence ? Sûrement pas au consommateur !

Les députées PS veulent réintroduire cette logique de prix maximum qui ne pourront être dépassés sans l’accord du ministre chargé du contrôle des prix. Les produits et les services concernés sont indispensables dans la vie quotidienne des familles. Il s’agit, notamment :

- D’une série de produits alimentaires jugés de première nécessité (pain, beurre de laiterie, margarine, céréales, spaghetti, œufs, viandes, riz, farine, pommes de terre, oignons, poireaux, laitue, choux-fleurs, carottes, pomme, poire, etc),

- De services liés à la participation active à la société de l’information et des télécommunications (triple-play, internet, télévision, téléphone),

- De produits d’assurance obligatoire (assurance habitation, responsabilité civile familiale, assurance auto)

- D’opérations bancaires de base.

Elles souhaitent aussi créer un observatoire des prix de la vie quotidienne qui épaulera le ministre en charge du contrôle des prix. Cet observatoire des prix de la vie quotidienne pourra alerter le ministre lorsqu’il constate une augmentation préoccupante du prix d’un bien indispensable pour les consommateurs. Il sera composé de représentants des partenaires sociaux, des associations de consommateurs et de l’intérêt des familles.

Mercredi 5 Septembre 2007
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