Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

Taxons mieux, pas plus !



Taxons mieux, pas plus !
Je défends une fiscalité juste. Cela signifie que contrairement aux vieilles recettes de droite qui proposent un assèchement des finances publiques, prémices d’une régression sociale généralisée, je veux renforcer et promouvoir un modèle social et économique fondé sur la justice sociale et fiscale.

Actuellement, les impôts reposent pour plus de 70% sur les revenus du travail (IPP) et sur la consommation des ménages (TVA et accises dont une très large part est financée par les revenus du travail). Cette disparité se traduit par une répartition inégalitaire des richesses : les 10 % des ménages les plus aisés détiennent 44 % du patrimoine alors que les 10 % les moins aisés en possèdent moins de 1 % …

Une fiscalité juste travaille à rétablir cette inégalité, à soutenir les plus précarisés à travers une répartition adéquate des impôts et un système de sécurité sociale bien financé.

Pour cela, je propose:

  • d’introduire une cotisation de solidarité sur les plus grands patrimoines. Avec un barème progressif par tranches (au-delà d’1,25 million d’euros en dehors de l’immeuble d’habitation et des avoirs affectés à l’activité professionnelle), les plus riches seront appelés à aider les plus pauvres et au maintien de notre système de sécurité sociale;

  • de mettre fin au privilège existant pour la déduction des revenus définitivement taxés – privilège qui n’a pas de raisons d’être et ne favorise pas la création d’emplois;

  • de poursuivre le combat pour instaurer une taxe sur les transactions financières, une proposition que je défends depuis longtemps et qui est indispensable pour lutter contre la spéculation, origine de la crise et de l’augmentation éhontée des prix alimentaires;

  • d’établir une réduction fiscale au profit des entreprises qui réalisent des investissements permettant aux travailleurs de concilier davantage vie professionnelle et vie familiale comme, par exemple, l’installation de crèches d’entreprises, de garderies... parce que la recherche d’une société plus humaine passe par une fiscalité qui prend en compte les efforts d’entreprises à ce niveau;

  • de lutter contre la concurrence fiscale entre Etats européens qui profite aux groupes transnationaux en fragilisant les travailleurs, en créant un impôt plancher pour les sociétés au niveau européen;

  • Au niveau bruxellois, il faut stimuler la création d’entreprises individuelles en leur accordant, de manière ciblée, un allègement fiscal forfaitaire et unique à l’IPP durant les 5 premières années d’activités ;

L’accès au logement est fondamental dans notre société qui se veut égalitaire.

Je propose :

  • d’étendre l’octroi des prêts hypothécaires du Fonds du logement aux personnes âgées et de revoir les modalités d’octroi des prêts du Fonds du logement pour les jeunes ménages.

  • de mieux considérer la présence d’enfants dans la fixation du précompte immobilier relatif à l’immeuble d’habitation, possédé en unique propriété parce qu’il ne faut pas que l’imposition mette en difficulté des ménages qui ont fait le choix judicieux d’acheter leur lieu d’habitation;

La fiscalité est un pilier de la manière dont nous organisons notre société, elle montre à quel niveau de solidarité et d’égalité nous sommes arrivés. Tant au niveau belge qu’au niveau européen, il faut poursuivre notre combat prioritaire : l’égalité et la justice pour tous et cela passe par une fiscalité justement répartie.

Mercredi 14 Mai 2014
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