Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

Un système santé accessible à tous !



Un système santé accessible à tous !
En ces temps budgétairement difficiles, il est impératif de maintenir le principe de solidarité face à la maladie à la base de notre modèle de santé.

Pour cela, il est indispensable de maintenir à au moins à 3% la norme légale de croissance annuelle du budget des soins de santé pour la législature 2014-2019. Il faut aussi garantir le financement des services transférés aux entités fédérées afin de leur permettre de mener à bien toutes leurs missions.

La santé se pense aussi en amont, et non seulement quand la maladie se déclare.

Augmenter le bien-être de tout un chacun est une des priorités santé.

  • Pour les adolescents, il faut créer des points-contacts dans les écoles et encourager l’ouverture de maisons de jeunes où ils auront la possibilité de s’exprimer, recevoir des aides et des conseils quant à leur vie affective, sociale, sexuelle.

  • Le lieu du travail est aussi source de stress amenant un nombre croissant de personnes au burn-out. Pour contrer cela, il faut une sensibilisation plus grande au bien-être chez les médecins du travail et les managers. Pour cela, je soutiens la rédaction d’un guide de bonnes pratiques à destination des employeurs. Dans ce guide, il sera mis l’accent sur l’importance de prendre le temps d’expliquer au travailleur comment fonctionne le matériel informatique, les machines qu’il doit employer mais aussi sur la nécessité de prévoir des zones silencieuses où le travailleur peut s’isoler pendant quelques instants lors de sa journée de travail.

La santé est aussi dans l’assiette

C’est pour cela qu’il me semble important d’agir pour :

  • soumettre l’autorisation d’additifs alimentaires (conservateurs, édulcorants, colorants, exhausteurs de goût, émulsifiants...) exclusivement en fonction
    de rapports scientifiques indépendants et en aucun cas sur la base d’études financées par le secteur industriel comme cela se fait aujourd’hui ;
  • réévaluer plus rapidement les additifs alimentaires autorisés en Europe afin de tenir compte des nouvelles connaissances scientifiques ;
  • faire vérifier par un organisme public les allégations présentes sur les emballages alimentaires et dans les publicités, telles que « diminue le
    cholestérol » ou « riche en fibres » ;
  • renforcer les contrôles afin d’éviter de nouveaux scandales comme celui de la viande de cheval ;
  • garantir une offre de repas sains, savoureux et durables auprès de toutesles structures collectives pour jeunes de 0 à 18 ans par l’utilisation du
    cahier spécial des charges rédigé par les hautes écoles de diététiques et distribuer gratuitement, à l’école, un fruit de saison et de production locale par jour à chaque élève afin que tous les enfants bénéficient d’une collation saine.

Quand la maladie est là ou que la consultation s’impose, je souhaite améliorer l’information du patient quant aux coûts.

En effet, des études montrent qu’une part non négligeable de personnes ne se soignent pas parce qu’ils craignent le prix qui va leur être demandé. Pour cela, je veux qu’un site internet soit mis en place afin de permettre à chaque patient de connaître le prix d’une consultation chez le médecin qu’il souhaite consulter.

Le système “conventionné-non conventionné” crée également de l’incertitude chez les patients. Pour améliorer l’information à ce niveau, je propose qu’un consentement écrit du patient soit exigé lors de la première consultation pour la prise en charge par un prestataire non conventionné. Lors d’une hospitalisation, le même principe doit être appliqué: il faut permettre aux patients d’obtenir un devis avant une hospitalisation en chambre particulière (les suppléments ayant été interdits, à l’initiative du PS, en chambre commune et à deux lits).

Pour améliorer l’information du patient, le rôle des mutualités en tant qu’acteur de prévention est primordial et doit être encouragée grâce à une information complète sur les frais à charge du patient.

Concernant l’hospitalisation, il faut poursuivre la diminution et l’encadrement des prix.

La santé touche à beaucoup de domaines : travail, école, prévention, information, revenus des ménages, …. Il faut travailler sur tous ces aspects pour permettre que le système de santé que nous avons adopté puisse perdurer.

Mercredi 21 Mai 2014
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