Karine Lalieux, de l'audace et des convictions

Union bancaire : le citoyen ne payera plus la note.



L’EUROPE PRÉVIENT LA « BANQUÉMIE »

Le Parlement européen vient de voter l’union bancaire en session plénière. «Nous voulions éviter que le citoyen paye une nouvelle fois la note. En cas de faillite de sa banque européenne, il pourra d’une part récupérer jusque 100000 euros de son épargne dans les 7 jours. D’autre part, ce n’est pas le citoyen mais les actionnaires et les créanciers qui assumeront en premier les pertes de leur banque. Enfin, ce n’est pas non plus le citoyen mais les banques qui devront se mutualiser pour aider les établissements en difficulté » s’est réjoui Marc Tarabella, chef de délégation PS au Parlement européen.

Les points positifs de l’accord :

Le mécanisme de renflouement des banques.

« Ce n’est pas aux épargnants ni aux contribuables à payer la note. Avec ce texte, dès le 1er janvier 2016, ce sont d’abord les actionnaires et les créanciers qui assumeront les pertes de leur banque. »
« Nous avons amélioré la procédure de résolution bancaire, qui consiste à restructurer et à liquider de manière ordonnée une banque, de manière préventive, lorsqu'elle se trouve au bord de la faillite. Cela évitera la « banquémie », tel un impact "systémique" sur le reste de l'économie.
» explique encore l’Eurodéputé Tarabella

Jusque 100000 euros en 7 jours : la protection des dépôts enfin harmonisée

« En cas de faillite, le citoyen européen pourra récupérer jusque 100.000 euros de son épargne, et ce dans les 7 jours. Le régime de protection des dépôts est enfin harmonisé.»

Mutualisation des ressources du fonds de résolution : 55 milliards

Financé par les banques et non le contribuable, ce fonds est destiné à venir en aide aux banques de chaque pays. Il doit atteindre à terme 55 milliards d'euros dont 60% dès la deuxième année. Ce fonds sera pleinement opérationnel au bout de 8 ans, c’est mieux que les 10 ans proposés par le Conseil et demandés par Angela Merkel mais cela aurait dû être plus court.

Conclusion

« On se souvient que lors de la crise financière, ce sont les Etats et les contribuables qui ont sauvé les banques. Grâce à l’union bancaire votée aujourd’hui, ce sont les banques qui assumeront leurs pertes. Un pas vers une Europe plus juste » conclut Marc Tarabella, Eurodéputé PS.

Samedi 19 Avril 2014
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